lundi 14 mai 2012

La modernité


« Comment réagiraient nos ancêtres si on leur présentait un ordinateur moderne? Ils parviendraient probablement à le dompter à coups de pierres. Ils étaient beaucoup plus futés que nous le pensons. »

Dave Barry


Génération XYZK22%#*@!

La présentation aujourd'hui était WOW. Serge Bouchard est tellement intelligent, bon vulgarisateur et en plus capable de faire des jokes de chat qui pette! Haha, bon je radotte pas trop vu qu'on a une limite!

Ce qui m'a frappé c'est la question de Frédérique. Est-ce qu'on va être la première génération à ne pas mieux vivre que la dernière? Surtout depuis Collapse, on dirait que j'ai peur. Le futur ne m'a jamais inquiété, mais j'ai l'impression qu'un grand fléau nous attends dans les prochaines décennies ou années. Qu'est-ce qui se passe si la société crash et que la guerre éclate? Tout le monde va finalement réaliser que le Nord existe et essayer de nous arracher la tête pour nos ressources? J'ai peur que mon voisin m'égorge pour manger mes carottes. Non mais sérieux je suis pour le retour à la terre, mais la prochaine fois que je tombe malade, j'aimerais qu'il y ait encore un hôpital fonctionnel. Je suis prête à laisser de côté les bebelles et le superflu, mais je ne veux pas retourner au temps gris et déprimant de "bonheur d'occasion". Quand l'anomie éclate, il n'y a plus de règles. On vie déjà dans un monde assez fou, j'aimerais ça qu'on avance et pas qu'on recule encore plus. Pourquoi il faut virer en animal en temps de crise? Est-ce que c'est parce que quand la culture perd son pouvoir, la nature revient au galop? C'est ce qui se passe dans ma tête en ce moment. MAIS, je suis excitée de trouver des solutions!





N.B.


D'la motivation, amènes-en!

Wow je trouve que c'est une super idée de travailler avec Karine sur le plan de développement durable! On se crée un réseau, on s'encourage et on se motive! Je ressens un regain d'énergie, la présentation, le soleil et le groupe me redonne du courage intérieur (et l'idée d'aller arroser mon jardin une certaine sérénité)

Voici ce m'interpelle le plus comme idée pour changer le monde à petit pas:
  1. Installer des racks à bicycles un peu partout en ville (Sérieux c'est quoi le mot français pour rack?). Ça pourrait peut-être préparé par les jeunes du secondaire et être commanditer par des commerçant?
  2. Organiser un compostage communautaire pour que les gens en appart puisse en profiter.
  3. Installer des boîtes de recyclage avec les poubelles en ville et un système pour les ramasser.
  4. Changer les sacs de plastique pour des sac biodégradables.. c'est déjà mieux que rien!
  5. Instaurer une compagnie de ''recyclage'' de branches pour former du pailli.
  6. Plus d'espace vert et d'arbres!!
  7. Promouvoir le jardin communautaire
  8. Promouvoir Agriva
Et je ne perds pas l'idée d'avoir la rue George fermée 2 mois par année.....

C'est ce que j'en pense! J'ai hâte de voir vos idées et de partager!
N'hésitez pas à commenter!

N.B.

CHU TOUTE EXCITÉÉE!!!!!!! J'AI LE GOÛT DE CRIER!!!

Éducation: Énergies renouvelables

Eh oui, on offre de plus en plus des cours sur les énergies renouvelables. Regardez tous les pays qui offrent ce genre d'étude c'est impressionant!!


Sauf que j'ai pas vu le Canada...


http://www.ecogreen4us.com/stories/green-technology-stories/renewable-energy-degrees-courses-now-available/

N.B.

dimanche 13 mai 2012

Rengaine de cycliste

Je sais, yer minuit, c'est dimanche soir et je vais être gommée demain matin!
PEU IMPORTE! Dans une société de malade, c'est dur de ne pas l'être!

Je reviens sur l'idée de Gabrielle, je crois que c'est une très bonne idée d'utiliser si qui est déjà passer au conseil et d'essayer de rendre vrai toutes les bonnes idées du plan de développement durable. Des gens travaillent depuis des années à trouver ce qui est le mieux pour la communauté alors pourquoi pas utiliser leur bon travail. 

Je ne sais pas si installer des racks à bicyles est dans leur plan... mais ça me trotte dans la tête depuis le début de la fin de semaine. J'étais toute contente et fière d'aller faire mes comissions en ville sur mon beau bicycle à pédale et 2 réalisations.

1. LES AUTOS SAVENT PAS COMMENT RÉAGIR AVEC LES BICYCLES ET ESSAYENT DE NOUS TUER. (Ok sont peut-être juste dangereux)

2. Y'A PAS DE RACKS À BICYCLES NULLE PART! WHAT THE HELL.

Alors j'y réfléchi pour mon engagement... je sais qu'il y en a à certains endroits comme l'independant je crois mais il en faut plus! Et il faut éduquer les automobilistes... 

Vélo = auto sur la route, chu pas censé me promener sur le trottoir! VOYON DONC.

Bonne nuit à tous! J'ai hâte à demain!

N.B.

PS: Merci de me suivre, vous gagnez votre ciel, votre karma ou votre vie de roche peu importe votre vision.

La terre de nos ancêtres

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais même en dehors du cours… je réfléchis BEAU-COUP. Peut-être même un peu trop. J’ai un mal de tête depuis les deux dernières semaines : manque de sommeil ou side-effect de trop utiliser ma matière grise? Je sais pas trop! En tout cas, j’ai décidé de prendre une journée de congé/break de cerveau du cours ce vendredi… ce qui m’a amené à encore plus de réflexions finalement durant ma fin de semaine. Bravo vous direz, je sais je sais! Pour faire ma psychologue, je pense que tout ça part du choc cognitif que j’ai vécu en écoutant « Collapse » et en entendant : « Laissez faire vos cannes de conserve, achetez-vous des graines et un livre de premier soins! » Cette phrase m’a vraiment frappé et j’ai commencé à, non seulement me remettre en question, mes aussi mes rêves et mes aspirations. J’ai toujours voulu faire le tour du monde, mais en ce moment je suis tourmentée entre cet exotisme et l’idée d’un retour à la terre.

Alors voilà, c’est pourquoi j’ai décidé de vous parler de ma fin de semaine et des questionnements qui me hantent depuis les dernières semaines. Il se peut que ça tourne en longe tirade haha, je laisse mes doigts me guider. Je ne sais pas si je le fais plus pour partager mon expérience ou pour me vider le cœur alors c’est correct si vous regardez juste les photos. Je sais que ça m’arrive de radoter parfois.

Bon. Qu’est-ce qui a commencé tout ça? C’est assez banal, mais vendredi je suis allé à la pêche avec mon copain et son grand-père, un des hommes les plus sages que je connaisse. Sur le chemin du lac (que je vais garder secret si je ne veux pas me retrouver célibataire), nous avons discuté de toutes sortes de sujets se rapportant à l’environnement, au gouvernement, au pouvoir, à l’argent et à l’énergie. Bref, pas mal ce qu’on fait présentement dans le cours. Tout cela m’a fait réfléchir et m’a fait réaliser qu’aujourd’hui on n’accorde pas assez d’importance à nos aînés. Ils possèdent des savoirs et des expériences de vie infinis, qui seraient très utiles à notre société en besoin de changement (ou de retour à la source). Je reviendrais sur ce point un peu plus tard. Donc, j’étais en bateau et je me disais que tabarouette j’avais réellement oublié comment le Nord de l’Ontario était beau et comment nous sommes chanceux et pleins de ressources! Souvent, en fait presque toujours, je ne prends pas le temps d’apprécier la vie et de profiter des petites choses. Est-ce que c’est la même chose pour vous? Dernièrement, je parle beaucoup de c’est quoi LE bonheur. Ben quand j’étais assis dans le bateau, à regarder ma famille, le lac, le reflet des arbres dans celui-ci, le soleil, les oiseaux et à sentir la nature et l’air frais, je me suis dit : « si c’est pas ça le bonheur, ben j’en veux pas! »


La journée a été magnifique et j’ai fait le plein de vitamine D! On est revenu en fin d’après-midi, avec trois truites et ben d’la paix intérieure (ceux qui veulent les histoires de pêche que j’ai coupées vous viendrez me voir!). Le soir on a fait un feu. Est-ce que je suis la seule qui « tripe » sur les feux!? J’adore le parfum des bûches qui brûlent! Et non ce n’est pas parce que je suis pyro! 


Durant la soirée, on entendait des « chants » bizarres. Alors, on s’est dirigé vers l’étang, parce que oui y’a des gens qui ont des étangs dans leur cour arrière. Finalement, on a découvert que c’était les crapauds qui faisaient ces bruits, parce que c’était leur période de reproduction. Ils essayaient d’attirer les femelles avec leur chanson. Pour presque une demi-heure, à la lampe de poche, on a regardé les crapauds s’époumoner à attirer une compagne. Un moment magique! On ne se rend pas compte de tout ce qui se passe près de nous et dans les écosystèmes durant notre routine de tous les jours, mais si on s’arrête un instant je crois qu’on peut réellement être émerveillé et inspiré par ce qui nous entoure. 


              Pas besoin de traverser les continents. Après, on a aussi décidé de réveiller le gros cochon pour le gratter. Il s’est laissé faire, même s’il n’était pas très content qu’on le réveille et qu’on n’aille même pas de bouffe pour lui! Impardonnable! Saviez-vous qu’un cochon aime se faire gratter? Pi qu’il lève la patte comme un chien quand on le gratte? Et que si on continue il se laisse tomber sur le dos pour se faire gratter le ventre? Pi qu’il branle sa queue en tire-bouchon quand il est content? Tout ça faire partie de mes petits plaisirs réguliers quand je vais à Jogues. J’étais de celle qui pensait que c’était cruel de tuer des animaux pour les manger et que c’était méchant d’appeler son cochon Ribs ou Porky (Pork Chops). Par contre, après avoir vu le documentaire FOOD INC (attention aux chocs cognitifs si vous décidez de l’écouter) et comment les animaux de petites fermes sont aimés et bien traités, j’ai changé d’idée. Y’a juste les fous qui ne changent pas d’idées non?! Le p’tit Ribs il mange mieux que beaucoup de gens : il est nourri au restant de restaurant. Son mets préféré c’est de la pizza, yer ben difficile pi y mange même pas ses croûtes en plus! Il ne pourrait pas être plus gâté que ça et je crois que c’est ça l’important.

(Ribs)

(Oui c'est des beignes!)

 
(Oui c'est une tranche de pizza!)

Maintenant, regardez ces œufs:

Bizarre non? En fait non ce n’est pas bizarre. Des œufs c’est pas censé être exactement la même grosseur et la même couleur. Les œufs à l’épicerie sont déjà vieux de quelques semaines quand vous les achetez. Après deux semaines dans votre réfrigérateur, ils le sont encore plus. Je ne vous ferai pas l’histoire des œufs, mais ceux de la photo sont frais de la journée et le jaune est un vrai jaune, il n’a pas l’air « malade ».


Je suis super contente parce que cette année, mon copain nous élève une dizaine de poules à Jogues, qui sont en ce moment des beaux tis poussins telllleemmeennntt cutes! Pas de chimique, pas de poules modifiées, pas de petites cabanes avec 200 poules dedans et pas d’abattoir dégueu! C’est un premier pas vers un retour à la terre et vers un « consommateur conscient » qui fait des choix éveillés.

On a aussi un lapin et l’été des bébés pour amuser les petits-enfants. Adorable!




Je vous avoue que je déteste les dindes. Je ne sais pas pourquoi. Je trouve quand même qu’ils ont une certaine prestance.



Il y a aussi un canard « pimp ». Il se promène dehors autour de l’étang en faisant couac couac et il a vraiment de l’attitude. Si c’était de seulement de moi, il vivrait dans la maison!


Finalement, mes préférées : les tis canetons pas poliçons! Ils sont adorables, doux, jaunes et super curieux. Quand tu as ça au creux de tes mains, tu touches au bonheur de très près… Y’a rien de plus plaisant que de leur donner du pain et les aimer.







C’est depuis que je passe mes fins de semaines à Jogues que je me demande si nos ancêtres n’avaient pas déjà la recette gagnante. La famille au numéro au des valeurs et du bon travail pour gagner sa vie et son pain. Ils passaient leur vie à travailler une terre pour que la vie soit plus facile pour les générations futures. Aujourd’hui est-ce que la vie est rendue « trop facile »? Est-ce qu’on a trop progressé? La question a été un peu répondu durant le cours. J’ai une amie qui travaille à la maison verte avec les plantes et elle m’a dit qu’elle était plus heureuse depuis ce temps-là et qu’elle revenait à la maison de bonne humeur. Elle s’est demandée si c’était l’effet de la nature et elle a trouvé sur internet une recherche qui prouvait que de travailler à l’extérieur avec les plantes était bénéfique pour la santé mentale. J’ai vécu un peu ça dans ma fin de semaine parce que c’était le temps de préparer le jardin. Cette année j’ai décidé que je m’impliquais dans le processus de A à Z, et pas seulement de manger les bons légumes à la fin. Je vais être honnête avec vous : c’est d’la job! Je suis raquée aujourd’hui, mon corps n’est pas habitué de passer la journée penché, à genou et plié de tous les sens possibles. Par contre, c’était tellement plaisant de voir toute la complexité de la chose. Pourtant, ça paraît simple faire un jardin, mais il y a plein de détails à considérer. Si vous voulez en savoir plus, je suis prête à vous expliquer plus en détail ma journée dans la terre!

(Mes oignons russe)

(Mes oignons jaunes)


(Navets)

J’ai toujours détesté les insectes. Pas de peur, mais juste parce qu’ils ont toujours des drôles d’antennes et sont « gouwy ». Je me rappelle d’une fois ou je chialais sur les vers de terre, parce qu’en terme de gouwy ça gagne haut la main tous les concours. Mon père m’a expliqué comment les vers de terre sont les meilleurs amis des jardiniers. Sans le savoir, il m’a appris que tous les êtres vivants avaient un rôle sur terre. Depuis ce temps, j’aime les vers de terre malgré leur gouwyness et lorsque j’en vois sécher au soleil j’essaye de les sauver. Bref, une petite leçon de vie qu’on se rappelle 12 ans plus tard. Avez-vous déjà réalisé le nombre d’insectes qu’il y a sur la Terre! C’est fou ils sont partout partout! Moi ça m’impressionne et ça me rend triste de réaliser que jour après jour on perd rapidement cette biodiversité.

          Pour revenir à mon idée de plus tôt, j’ai réalisé que j’avais oublié comment j’aimais la nature, comment j’aimais passé mes journées à l’extérieur. Je veux réapprendre à profiter de ce que la Terre m’offre chaque jour. Je pense que ceci passe par l’apprentissage de nos aînés ou des sages comme mon père qui savent comment apprivoiser la nature. Quand je pense au grand-père de mon copain, je suis toujours impressionné parce qu’il a fait tous les emplois possibles, il est débrouillard, travaillant et en terme d’autosuffisance et de survie il s’y connaît. Et c’est là mon message d’aujourd’hui je crois : il faut profiter de ce savoir pendant qu’il est encore temps, parce que plus tard, lors de crises et de « crash de société » ça va nous être vraiment utile.  « Ce que tu as reçu de tes ancêtres, acquiers-le, pour le posséder » Johann Wolfgang von Goethe. La sagesse qui découle de ces gens est incroyable et chaque moment passé en leur compagnie est une expérience de vie et d’apprentissage. Je ne dis pas non aux voyages, à mes rêves, mais je contemple sérieusement ce retour aux valeurs d’antan (valeurs comme celle de la famille, j’veux quand même pas perdre mon droit de vote même si on n’est pas dans une réelle démocratie). Je n’ai pas toutes les réponses, mais après ma fin de semaine, je vois le bonheur dans mon petit, jardin, ma famille, mon composte… même les É-PI-NETTES!

           Nous vivons aujourd’hui sur la terre de nos ancêtres, mais il ne faut pas oublier qu’un jour ce sera nous les ancêtres. Alors, il faut qu’il reste quelque chose de « potable » pour les générations futures.

Je vous laisse sur un proverbe chinois :
« Oublier ses ancêtres, c’est être un ruisseau sans source, un arbre sans racines. »


N.B.
(Désoler pour la longueur!)

jeudi 10 mai 2012

La complainte d’une fille qui sait pas trop quoi dire.


Sincèrement quand j’ai vu la question… j’ai fait cette face là.



Je suis francophone.
Je suis ontarienne.
Je suis canadienne
Je suis jeune.
Je suis une femme.
Je suis une étudiante
Je suis en couple.
Je suis environnementaliste.
Un peu marxiste c’est bord…
Je suis accro au chocolat.
Je suis révoltée.
Je suis jeune.
Je suis passionnée.
Je suis inpatiente.
Je suis pleine d’énergie.
Je suis voyageuse.
Je suis la fille à Luc et Michèle.
Je suis la voisine de quelqu’un.
Je suis l’amie d’un ou d’une.
Je suis la sœur de mes deux frères.
Je suis irrité.
Je suis un caractère fort.
Je suis d’un milieu rural.
J’aime le sirop d’érable.
J’aime la musique.
J’aime le théâtre, les arts.
J’aime la nature.
J’aime les animaux.
J’aime dormir.
J’aime apprendre.
J’aime pas le blabla.
J’aime pas les faux-semblants.
ETC.

Non.

Je ne suis pas juste des mots qu’on prend pour écrire ou décrire. Je suis bien plus et bien moins à la fois. Je suis tout, je suis rien. Mais je sais que je ne suis pas juste une jeune, pas juste une femme, pas juste une marxiste, pas juste une francophone etc. Je ne veux pas être catégorisé ou jugé. Je suis moi. Je suis Noémie Bussières.

JE SUIS : CITOYENNE DU MONDE

Pour moi c’est tout ce qui importe. Whatevs les mots qu’on prend pour se décrire. Je suis moi, je suis ce que  je suis, ce que j’ai toujours été et ce que je suis en train de devenir. Je suis en constante évolution. Les mots seuls ne suffisent. Tant que je vie mes principes, mes valeurs, mes opinions chaque jour et que je me fais confiance c’est tout ce qui importe.

Il faut peut-être se poser la question qui suis-je. Mais je crois qu’il est plus important de se demande QUI JE VEUX ÊTRE? Et qu’est-ce que JE VEUX FAIRE pour atteindre cet état.

Voilà. I guess que je ne pouvais pas m’empêcher de chialer sur mon blogue au moins une fois. Ma frustration de la vie devait paraître quelque part. Rappelez-vous de ceci par contre: soyez toujours fier de vous-mêmes, croyez en vous et ne vous laisser jamais marcher sur les pieds.  

« You’re are beautiful, no matter what they say ».

N.B.